الشعراء

Les Poetes

Sourate 26 · 227 versets · Revelation mecquoise

Verset 1

Cette page ne contient que le titre de la sourate, les informations sur la révélation et les versets en arabe avec leur translittération. Il n'y a pas d'exégèse (tafsir) sur cette page. Nous avons déjà parlé des lettres qui se trouvent au début de certaines sourates en commentant la sourate de la Vache.

Verset 2

«Ce sont des versets du Livre évident», le Coran qui comporte des versets clairs discernant la Vérité de l'erreur et le chemin droit de l'aberration.

Verset 3

Le Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue- en le divulguant, éprouva certain chagrin en trouvant des hommes qui le renièrent et le contredirent. Il s'agit des incrédules de Qoraïch qui en ont mécru. Dieu le réconforte en lui disant: «Vas-tu consumer de chagrin à cause de leur incrédulité» tant il était avide à ce que tous les hommes croient, comme Il lui a dit dans un autre verset: «Ne te lamente pas sur leur sort» [Coran XXXV, 8].

Verset 4

«Si nous l'avions voulu, nous aurions fait descendre du ciel un signe devant lequel ils se seraient unanimement inclinés». Ce qui signifie que si Dieu le voulait, Il ferait descendre un signe du ciel qui porterait ces incrédules à courber leurs nuques devant lui qui serait comme une force pour les contraindre à croire. Mais ce que Dieu voulut, c'est que les hommes croient de bon gré par persuasion et conviction, tout comme Il l'a montré dans ce verset: «Si ton Maître l'avait voulu, l'univers aurait embrassé sa foi» [Coran X, 99] et dans cet autre: «Si ton Maître l'avait voulu, Il n'aurait fait des hommes qu'un seul peuple» [Coran XI, 118]. Mais Il a voulu avoir un argument contre Ses serviteurs, au jour dernier, en leur envoyant ses Prophètes afin de les diriger, appuyés par les Livres et les enseignements.

Verset 5

«Chaque fois qu'ils reçoivent du Miséricordieux un nouvel avertissement, ils le négligent». Aucun nouveau Livre de Dieu ne leur parvient sans qu'ils s'en détournent en le reniant.

Verset 6

D'autant plus, ils traitent les Prophètes de menteurs et se moquent d'eux. Il leur viendra des nouvelles de ce dont ils se raillent.

Verset 7

Puis Dieu rappelle à ses serviteurs son omnipotence dans la création, en donnant pour exemple la terre qui donne des espèces différentes de plantations, de récolte, de fruits...

Verset 8

Tout cela constitue un signe de son pouvoir, mais hélas, peu de gens en croient.

Verset 9

«Ton Seigneur est toute majesté et toute miséricorde». En d'autres termes, il ne hâte pas le supplice avant de donner aux hommes le temps de croire, car, une fois Il les prend, Il les châtiera sans indulgence, comme Il est clément envers ceux qui se repentent et reviennent à Lui.

Verset 10

Après que Dieu ait appelé Moïse sur le côté droit du Mont, lui a parlé, l'a élu de préférence aux autres, Il lui ordonne d'aller trouver le peuple pervers, le peuple de Pharaon qui ne Le craint pas.

Verset 11

«Ce sont des versets du Livre évident», le Coran qui comporte des versets clairs discernant la Vérité de l'erreur et le chemin droit de l'aberration. Le Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue- en le divulguant, éprouva certain chagrin en trouvant des hommes qui le renièrent et le contredirent. Il s'agit des incrédules de Qoraïch qui en ont mécru. Dieu le réconforte en lui disant: «Vas-tu consumer de chagrin à cause de leur incrédulité» tant il était avide à ce que tous les hommes croient, comme Il lui a dit dans un autre verset: «Ne te lamente pas sur leur sort» [Coran XXXV, 8].

Verset 12

Et Moïse de répondre: «Seigneur, je crains d'être traité de menteur.

Verset 13

Le souffle me manque. Je ne suis pas éloquent. Envoie Aaron à ma place.

Verset 14

Ils m'accusent de crime. Je crains qu'ils me mettent à mort». Tels furent les excuses présentées par Moïse au Seigneur, comme nous avons raconté son histoire en détail en commentant la sourate de Ta.Ha. A savoir que la cause pour laquelle Moïse avait quitté l'Egypte, c'était d'avoir tué le copte.

Verset 15

Dieu le rassure: «Tu n'as rien à craindre» Tout comme Il lui a dit dans un autre verset: «Nous t'accordons l'appui de ton frère. Nous vous donnerons une telle autorité.» [Coran XXVIII, 35].

Verset 16

Puis Dieu leur ordonne de dire à Pharaon qu'ils sont ses Envoyés

Verset 17

pour qu'il envoie avec eux les fils d'Israël, de les libérer de leur servitude, de ses méfaits et sa tyrannie, car ils sont les serviteurs fidèles de Dieu.

Verset 18

Mais Pharaon se détourna de Moïse par mépris et répondit par lui rappeler ses bienfaits sur lui: «N'as-tu pas été élevé chez nous pendant ton enfance?».

Verset 19

Il lui reprocha aussi: tu n'as été que méconnaissant envers nous après tout, et en plus tu as tué un des nôtres.

Verset 20

Moïse répliqua: «C'est vrai, j'ai commis un forfait, mais je manquais de discernement». Car ce fut avant qu'il ait reçu le message et été favorisé par la Prophétie.

Verset 21

Moïse répliqua : « C'est vrai, j'ai commis un forfait, mais je manquais de discernement ». Car ce fut avant qu'il ait reçu le message et été favorisé par la Prophétie. « Je vous ai fui par crainte », mais maintenant, je me présente en tant qu'envoyé du Seigneur, si tu Lui obéis, tu seras sauvé, sinon, tu seras perdu.

Verset 22

« Le bienfait que tu me rappelles, excuse-t-il que tu aies asservi les enfants d'Israël » C'est à dire : tout le bien que tu m'as avancé, tu l'as annihilé par l'asservissement des fils d'Israël que tu les charges de corvée pour toi et pour ton peuple. Tous tes bienfaits que tu m'as accordés n'équivalent pas ton injustice envers ces gens-là.

Verset 23

Poussé par son incrédulité, son obstination et sa rébellion, Pharaon demanda à Moïse : « Qui est le maître de l'univers ? ». Car il disait à son peuple : « Je ne vous connais pas d'autre dieu que moi » [Coran XXVIII, 38] cherchant à égarer son peuple qui lui obéissait, et croyait qu'il n'y a d'autre Dieu que leur roi. Moïse lui répondit : « Je suis l'envoyé du Seigneur des mondes ». Mais Pharaon s'exclama : « Qui donc est le Seigneur des mondes ? Existe-t-il un autre dieu que moi ? ».

Verset 24

Moïse répondit à Pharaon : « Il est le Maître de l'Orient et de l'Occident et de ce qui les sépare ». C'est Lui le maître et le souverain de tout ce qu'il a créé : cieux, terre, mers, déserts, plantes, fruits, et ce qui sépare les cieux et la terre comme air et oiseaux. Tous les hommes sont Ses serviteurs, « pour ceux qui réfléchissent » si seulement vous compreniez.

Verset 25

Alors Pharaon dit à ceux qui l'entouraient de sa cour, ses chefs et d'autres, en se moquant des propos de Moïse : « Avez-vous entendu ? N'êtes-vous étonnés de ces paroles que vous avez un autre dieu que moi ? ».

Verset 26

Mais Moïse ne tarda à répliquer : « C'est votre maître et le maître des premiers hommes ». Il est le créateur de tous les hommes depuis l'éternité.

Verset 27

Et Pharaon de répondre : « Le Prophète qu'on vous a envoyé est un possédé », et ne raisonne pas présumant que je ne suis pas votre dieu.

Verset 28

« Oui », affirme Moïse « Il est le maître de l'Orient et de l'Occident et de ce qui les sépare pour ceux qui réfléchissent ». Il est le véritable Dieu qui fait les astres apparaître du côté de l'orient et disparaître à l'occident. Si vous considérez Pharaon un dieu, qu'il les fasse autrement en faisant de l'orient un occident et vice versa. Abraham, avant lui a dit à Nemrod : « Allah fait lever le soleil à l'Orient, fais-le lever, toi, à l'occident » [Coran II, 258].

Verset 29

Se trouvant incapable d'affronter Moïse, même par des arguments, Pharaon s'emporta, usa de sa force et de son pouvoir pour répondre à Moïse ce que nous allons citer ci-bas. Pharaon, se sentant incapable de faire face à Moïse soit en argument soit en force, le menaça de l'emprisonner s'il prend un autre dieu que lui.

Verset 30

Moïse de lui répondre : « Même si je t'apporte une preuve indiscutable ». -Apporte-la, si tu es véridique, répliqua Pharaon.

Verset 31

Il lui dit : Pharaon : « Apporte-la donc si tu es véridique » dans tes prétentions.

Verset 32

Moïse jeta son bâton, et le voici un grand serpent qui circule dont la bouche est ouverte et sa forme est effrayante.

Verset 33

Puis comme une autre preuve, il montra sa main, et la voici blanche pour ceux qui regardaient.

Verset 34

Pharaon, devant ce fait, ne trouva aucun argument que de dire à ses alentours : « C'est vraiment un magicien extraordinaire ». Il voulut par là convaincre ses intimes que les preuves apportées par Moïse ne sont que des sortes des magiciens et non comme des miracles.

Verset 35

Et pour les inciter contre lui, Pharaon s'écria : « Il chercha à vous chasser de votre pays avec ses sorcelleries. Qu'en pensez-vous ? » C'est à dire : Moïse, par sa magie, aura beaucoup de partisans et une grande suite, et pourra vaincre le peuple de Pharaon et le soumettre à sa volonté. Il consulta ses intimes : « Qu'en pensez-vous », qu'est-ce qu'on doit faire pour l'affronter et lui faire face ?.

Verset 36

Ils lui répondirent : « Fais-le patienter lui et son frère et envoie dans chaque ville des messagers qui recruteront les meilleurs magiciens ». Remets-le à plus tard, lui et son frère,

Verset 37

et envoie des gens qui t'amèneront de tous les coins de ton royaume tout magicien savant, ainsi tu pourras vaincre Moïse. Tel fut le dessein de Dieu qui a voulu que tous les hommes seront rassemblés sur un même terre et verront les signes de Dieu sans aucune contestation.

Verset 38

Les magiciens furent réunis. Ils étaient au nombre de douze mille - ou quinze mille selon d'autres -, et les plus habiles et savants.

Verset 39

Les gens s'empressèrent à être témoins de ce spectacle qui bientôt allait se produire.

Verset 40

Ils dirent : « Nous sympathiserons avec les magiciens s'ils ont le dessus », sans dire : nous suivrons la vérité qui va éclater. Car la gent du peuple ne fait que suivre son maître.

Verset 41

Une fois assemblés, les magiciens dirent à Pharaon : « Nous récompenseras-tu, si nous l'emportons ? »

Verset 42

Sans doute, répondit-il, je vous admettrai dans ma cour. Vous serez rapprochés de moi et ferez partie de mes intimes.

Verset 43

Moïse leur dit : « Commencez ». Les magiciens se rendirent alors au lieu où ils devaient montrer leurs magies à Moïse. Ils lui dirent : « Serons-nous les premiers à jeter ou toi ? ». Il leur répondit : « Jetez ce que vous avez à jeter »

Verset 44

Ils lancèrent leurs cordes et leurs bâtons en disant : « Par la gloire de Pharaon, la victoire est à nous ». Des propos que les ignorants profèrent lorsqu'ils vont aduler les autres.

Verset 45

À son tour, Moïse lança son bâton et le voilà qui enlève jusqu'aux traces de leurs artifices. Moïse jeta son bâton à son tour, et le voilà qui engloutit tout ce que les magiciens avaient fabriqué. Ainsi la vérité se manifesta et leurs manœuvres furent inutiles.

Verset 46

Les magiciens se jetèrent la face contre terre. Les magiciens, constatant que ce fut quelque chose qui n'émane que d'un grand puissant, tombèrent alors prosternés, crurent en Moïse et se soumirent au Seigneur des mondes dans un moment solennel où Pharaon essuyait un grand échec.

Verset 47

Ils s'écrièrent : « Nous nous soumettons au Maître de l'univers »

Verset 48

Le « Allah de Moïse et d'Aaron ». Car en voyant des miracles qui dépassaient le pouvoir humain, la vérité leur apparut claire comme le jour. Donc Moïse n'est pas un sorcier comme eux, mais un Prophète envoyé.

Verset 49

Pharaon leur dit : « Comment, vous vous soumettez à Lui avant que je vous autorise », il fallait demander mon autorisation étant votre dieu et Seigneur. « Ce doit être votre chef, celui qui vous a enseigné la magie ». Ce fut une impénitence dont chacun connaît la cause et sa fausseté. Car les magiciens n'ont jamais rencontré Moïse avant ce jour-là, comment pouvait-il être leur chef qui leur avait enseigné la magie ? Vraiment il y a là un raisonnement inouï. Pharaon leur menaça ensuite de leur couper les pieds d'un côté et les mains de l'autre.

Verset 50

Ils lui répondirent : « Qu'importe ! Ne ferons-nous pas retour à notre Seigneur ». Tout reviendra vers Lui, car Il ne fera plus perdre les bonnes actions des hommes, d'autant plus, Il connaît bien comment tu nous as traités. « Nous souhaitons qu'Allah nous pardonne nos péchés » surtout la magie dont tu nous as contraints à pratiquer « pour avoir fait notre soumission les premiers » parmi le peuple copte, celui de Pharaon.

Verset 51

Nous espérons que notre Seigneur nous pardonnera nos péchés puisque nous sommes les premiers à croire.

Verset 52

Nous révélâmes à Moïse de s'enfuir de nuit avec ses serviteurs. Nous le prévînmes qu'il serait poursuivi. Comme le séjour de Moïse en Égypte dura longtemps en appelant Pharaon et son peuple à l'adoration de Dieu sans résultat, malgré les signes et les preuves qu'il a présentés. Il ne resta alors que le châtiment et le supplice qui devaient subir. Dieu ordonna à Moïse de quitter l'Égypte de nuit accompagné des fils d'Israël, et de se diriger vers le lieu où Il le lui indiquera. Moïse s'exécuta, et son peuple emprunta des copies des bijoux et de parures la veille de leur sortie. On a rapporté que ce fut lors de l'apparition de la lune, et que Moïse avait demandé de lui montrer la tombe de Joseph. Une vieille femme Israélite la lui montra, et alors Moïse emporta le linceul avec lui en quittant le pays, même il recommanda aux fils d'Israël de le porter avec eux là ils se dirigeront.

Verset 53

Pharaon envoya dans les villes des agents pour les arrêter. Le lendemain matin, Pharaon se mit en colère quand on lui apprit qu'aucun Israélite ne se trouve chez lui, et sa fougue devint intense contre tous les fils d'Israël. Il envoya dans tous les coins du pays ses agents pour recruter une grande armée.

Verset 54

Ils ne forment qu'un petit groupe misérable, disait Pharaon. Il s'écria : « Ces Israélites ne forment qu'une petite troupe misérable et irritants pour nous ».

Verset 55

Et cependant ils me mettent en souci.

Verset 56

Heureusement que nous sommes vigilants. Il se crut qu'à tout moment il sera capable d'eux et il les châtiera.

Verset 57

Nous arrachâmes les Égyptiens à leurs jardins et à leurs sources. Mais Dieu était aux aguets, Il s'est vengé de Pharaon et de son peuple en les dépouillant de jardins, de sources.

Verset 58

À leurs trésors et à leurs résidences somptueuses. Il les dépouilla de trésors, et des demeures somptueuses qu'ils habitaient.

Verset 59

Tel fut leur sort. Nous fîmes des Israélites leurs héritiers. Et il les donna aux fils d'Israël, comme Il le montre dans ce verset : « Nous avons appelé à leur succéder le peuple hier encore opprimé et, sur la terre couverte de nos bénédictions » [Coran VII, 137].

Verset 60

Les Égyptiens se lancèrent à leur poursuite au lever du jour. D'après plusieurs exégètes, Pharaon sortit à la tête d'un grand nombre de ses ministres, conseillers et commandants, et atteignirent le littoral au lever du soleil.

Verset 61

D'après plusieurs exégètes, Pharaon sortit à la tête d'un grand nombre de ses ministres, conseillers et commandants, et atteignirent le littoral au lever du soleil. «Lorsque les deux groupes furent en présence, les compagnons de Moïse s'écrièrent: «Nous sommes atteints». Arrivés sur le rivage de la mer (Rouge), à la vue de Pharaon et sa grande armée, les Israélites éprouvèrent une certaine frayeur.

Verset 62

Mais Moïse les rassura: «Qu'importe! Mon Allah est avec moi. Il me sauvera». Ne redoutez rien, ils ne peuvent rien contre vous car Dieu m'a ordonné de vous conduire jusqu'ici et m'a promis qu'il me mettra à l'abri, ainsi que vous, du mal de Pharaon.

Verset 63

Dieu alors ordonna à Moïse de frapper les flots avec son bâton, et voilà que la mer s'entrouvrit et chacune de ses deux parties devint pareille à une immense montagne. Mouhammad Ben Ishaq a raconté que Dieu inspira la mer que lorsque Moïse la frappe, elle doit être fendue de sorte de laisser un passage à Moïse et à son peuple. Au premier coup de bâton, la mer s'agita et les flots s'entrechoquèrent par crainte et redoute du Seigneur. Quant à Ibn Abbas, il a dit: «La mer fut transformée en douze passages dont chacun fut destiné à l'une des sectes des fils d'Israël. Les hommes, en passant, regardaient l'un l'autre à travers des flots qui furent comme des murs séparant les uns des autres, et on put aussi voir le fond qui apparut comme une terre solide.

Verset 64

Dieu fit approcher de la mer Pharaon et son armée.

Verset 65

A ce moment Moïse fut sauvé avec son peuple.

Verset 66

Et Dieu fit engloutir Pharaon et les siens. Ibn Massʿoud a commenté ce fait et dit: Une fois Moïse se trouva avec les fils d'Israël et ceux qui ont cru en lui, et Pharaon et son armée dedans les flots, ceux-ci se refermèrent sur eux et les engloutirent du premier au dernier. La mer parut alors noire à cause du grand nombre de naufragés.

Verset 67

«Cette histoire comporte un enseignement.» et un grand miracle pour les croyants, et afin qu'ils sachent que Dieu est omnipotent et sa répression est redoutable. «Mais la plupart des hommes ne croient pas».

Verset 68

Le Seigneur, est, en vérité, le tout-Puissant et le Miséricordieux.

Verset 69

Dieu ordonne à Son Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue- de raconter à ses compagnons l'histoire d'Abraham, le modèle des hommes droits, afin de le prendre comme Imam et le suivent en imitant sa sincérité et son dévouement, et ceci en n'adorant que le seul Seigneur qui n'a pas d'associés, et en désavouant ce que font les idolâtres.

Verset 70

Un jour, Abraham demanda à son père et à son peuple: «Qu'adorez-vous?». Ces idoles qui devant lesquelles vous vous prosternez vous entendent-elles, lorsque vous les invoquez, ou vous sont-elles utiles ou nuisibles?.

Verset 71

Ils répondirent: «Nous adorons les idoles. Nous leur vouons un culte». Ils ont répété le verbe dans la réponse afin de compléter par la remarque suivante - et demeurent attachés à elles, nous continuons à les adorer toute la journée; ils donnent une réponse qui montre leur persistance dans l'adoration des idoles.

Verset 72

Vous entendent-elles quand vous les invoquez? interrogea Abraham. Abraham leur demande si ces idoles qu'ils adorent peuvent les entendre lorsqu'ils les invoquent.

Verset 73

Vous servent-elles ou vous nuisent-elles? Abraham poursuit son interrogatoire en demandant si ces idoles leur apportent un quelconque bénéfice dans leur adoration ou leur causent du tort si elles ne les adorent pas.

Verset 74

Non, mais nos pères pratiquaient un tel culte. Ils répondirent: «Plutôt nous avons trouvé nos pères agissant ainsi» c'est-à-dire faisant la même chose que nous. Donc ils ne font que suivre leurs pères dans leur adoration de ces idoles sans aucune réflexion.

Verset 75

Eh bien! Sachez-le: les idoles que vous adorez. Abraham leur dit: «Avez-vous considéré ce que vous adorez» en les invitant à réfléchir sur ces objets qu'ils vénèrent.

Verset 76

et qu'adoraient vos pères. Abraham continue en évoquant ce que leurs ancêtres adoraient également, montrant la continuité de cette pratique erronée à travers les générations.

Verset 77

sont mes ennemis. Il n'y a qu'un maître de l'univers. Abraham leur dit: «Sachez que les idoles que vous adorez et qu'adoraient vos pères, sont mes ennemis. Il n'y a qu'un seul maître de l'univers». Abraham a voulu dire par cela: pour moi ces idoles ne signifient rien, qu'elles me nuisent donc si elles en sont capables, elles ne sont que mes ennemies. Ainsi Abraham désavoua le culte de son père et de son peuple.

Verset 78

C'est Lui qui m'a créé et qui me dirige. Abraham répondit: je n'adore que Celui qui est capable de faire ces choses-là: Qui crée et dirige, Il égare, comme Il dirige vers le chemin droit, quiconque veut être égaré ou dirigé, bien que tout cela ait été prédestiné.

Verset 79

qui me nourrit et me donne à boire. Qui nourrit et qui abreuve, en d'autres termes: Il est celui qui assure la subsistance des hommes et pourvoit à leurs besoins.

Verset 80

qui me guérit quand je tombe malade. Qui guérit les malades, car Il est le seul guérisseur, malgré qu'Il soit le créateur des maladies d'après Sa prédestination.

Verset 81

qui me fera mourir et me ressuscitera,

Verset 82

qui, je l'espère, absoudra mes péchés au jour du jugement dernier.

Verset 83

Abraham demande à Dieu de lui accorder la sagesse, ou la science ou le Coran, selon différentes interprétations des ulémas et de le placer au nombre des justes. On a rapporté que le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- disait lors de son agonie: «Grand Dieu, que ce soit avec le plus haut Compagnon», et aussi Il invoquait le Seigneur par ces mots: «Grand Dieu, fais-nous vivre soumis (musulmans), fais-nous mourir soumis, rattache-nous aux gens de bien, non humiliés ni apostasiés».

Verset 84

«Fais que je fasse la réputation d'un homme sincère parmi les générations à venir» C'est à dire: assigne-moi une langue de vérité qu'elle soit un exemple pour la postérité et qu'elle m'imite, et que ces générations ne parleront de moi que du bien.

Verset 85

«Appelle-moi parmi les héritiers du jardin de la félicité» et dans la vie future, que mon sort soit dans le Paradis du délice.

Verset 86

«Pardonne à mon père d'avoir été parmi les égarés», mais Abraham cessa cette invocation en faveur de son père après avoir constaté qu'il était parmi les incrédules et égarés invétérés, car Dieu a montré son cas dans ce verset: «Si Abraham implora le pardon d'Allah en faveur de son père, c'est qu'il le lui avait promis. Lorsqu'il se rendit compte que son père était l'ennemi d'Allah, il le désavoua» [Coran IX, 114].

Verset 87

«Ne m'humilie pas au jour de la résurrection» En d'autres termes: fais que je ne serais plus humilié au jour du jugement dernier à cause de mon père, le jour où tous les hommes seront jugés selon leurs œuvres. A ce propos, Abou Houraira rapporte que le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- a dit: «Au jour de la résurrection, Abraham rencontrera son père enveloppé de poussière et d'humiliation». Suivant une autre version, le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- a dit: «Au jour de la résurrection, Abraham rencontrera son père Azar dont le visage sera couvert d'humiliation et de poussière. Abraham lui dira: «Ne t'ai-je pas demandé de ne pas me désobéir?» Il lui répondra: «Aujourd'hui, je ne te désobéis pas». Puis Abraham s'adressera au Seigneur: «Mon Dieu, Tu m'as promis de ne pas me faire l'affront où Tu ressusciteras les hommes. Quelle honte serait-elle plus grande pour moi que de voir mon père dépourvu de Ta miséricorde?» Dieu -à Lui la puissance et la gloire- dira: «J'ai interdit aux incrédules d'entrer au Paradis». Ensuite on dira: «O Abraham, qu'as-tu à tes pieds?». Abraham regardera et trouvera une hyène toute maculée, on la prendra et on la précipitera dans le Jour (Rapporté par Boukhari, d'après Abou Houraira, et Nassaï).

Verset 88

«Au jour où les richesses et les enfants n'auront plus de valeur» Ce jour-là, ni biens ni enfants ne pourraient préserver l'impie du châtiment même s'il donnait tout l'or de la terre pour se racheter. Seule la foi servira à l'homme et qu'elle soit sincère.

Verset 89

«Une âme pure étant seule agréable à Allah». Cette âme sera purifiée du polythéisme et de grands péchés. Mais Ibn Abbas a dit qu'il s'agit du témoignage qu'il y a d'autres divinités que Dieu. Quant à Sa'id Ben Al-Moussaiab, il a avancé que l'âme pure est celle du croyant, tandis que celle de l'hypocrite est malade et tachée de souillure.

Verset 90

Au jour dernier, Dieu rapprochera le Paradis tout orné et embelli à ceux qui Le craignent, et fera surgir la Géhenne aux incrédules égarés.

Verset 91

et l'Enfer apparaîtra clairement aux égarés, les incrédules.

Verset 92

Et il leur sera dit : « Où sont ceux que vous adoriez »

Verset 93

en dehors de Dieu ? Peuvent-ils vous secourir ou se secourir eux-mêmes ? » Non, nullement !

Verset 94

Alors ils seront précipités dans l'Enfer, eux et les égarés

Verset 95

et les armées d'Iblis, ses partisans et ceux parmi les djinns et les humains qui lui obéissaient, tous ensemble.

Verset 96

Les égarés diront, se querellant dans l'Enfer avec ceux qu'ils adoraient :

Verset 97

« Par Dieu, nous étions certes dans un égarement manifeste

Verset 98

quand nous vous assimilions au Seigneur des mondes. »

Verset 99

Et seuls les criminaux, les démons ou nos prédécesseurs dont nous suivions l'exemple, nous ont égarés de la guidance.

Verset 100

Maintenant, nous n'avons plus d'intercesseurs comme en ont les croyants parmi les anges, les prophètes et les autres croyants

Verset 101

ni ami sincère qui nous soit attaché.

Verset 102

Si seulement nous pouvions revenir sur terre ! Nous serions alors croyants ! (102) « law » (si seulement) ici est pour l'optatif conditionnel auquel « nakūna » (nous serions) constitue...

Verset 103

Il y a là certes un signe dans l'histoire d'Abraham et de son peuple, mais la plupart des hommes ne croient pas.

Verset 104

Ton Seigneur est certes le Puissant, le Miséricordieux.

Verset 105

Le peuple de Noé traita les messagers de menteurs en le reniant, car ils apportaient tous le même message affirmant l'Unicité de Dieu ; ou bien c'est parce qu'il demeura parmi eux si longtemps qu'il était comme s'il était ma...

Verset 106

quand Noé, leur frère — leur frère seulement par la filiation — leur dit : « Ne craindrez-vous pas Dieu ? »

Verset 107

Je suis vraiment pour vous un messager digne de confiance, envoyé pour vous transmettre le Message dont j'ai été chargé.

Verset 108

Craignez donc Allah et obéissez-moi en ce que je vous ordonne de l'Unicité de Dieu et de l'obéissance envers Lui.

Verset 109

Je ne vous demande aucune récompense pour cela, pour vous le transmettre ; car ma récompense n'incombe qu'au Seigneur des mondes.

Verset 110

Craignez donc Allah et obéissez-moi — il répète cette déclaration pour l'emphase.

Verset 111

Le peuple de Noé lui répondit: « Croirons-nous en toi alors que ce sont les plus vils parmi les hommes qui te suivent? »

Verset 112

Et Noé de répliquer: « Je n'ai pas à connaître des actions de mes partisans »

Verset 113

Ma mission ne consiste pas à examiner les actions de ceux qui m'ont suivi, il ne m'incombe que de croire en leur foi quelles que soient leurs œuvres, et je confie leur secret à Dieu qui les juge « Ils n'ont de compte à rendre qu'à Allah.

Verset 114

Ce n'est pas moi qui repousserai les croyants » Je ne chasserai plus ceux qui me suivent et croient en mon message, car ils seront des miens, et je serai des leurs, qu'ils soient pauvres, puissants, forts ou faibles,

Verset 115

en vérité, je ne suis qu'un avertisseur.

Verset 116

Le séjour de Noé parmi son peuple dura des siècles en l'appelant à Dieu matin et soir. Chaque fois qu'il les conviait à croire en Dieu, ils persévéraient dans leur obstination et leur incrédulité. Ils le menacèrent enfin: « Si tu t'obstines, dans cette voie, ô Noé, tu seras lapidé ».

Verset 117

Alors Noé ne trouva que s'adresser au Seigneur en lui priant de trancher entre lui et son peuple, tout comme Il a dit ailleurs: « Je suis à bout, viens à mon secours » [Coran LIV, 10].

Verset 118

Dieu l'exauça en le sauvant avec les croyants sur l'arche qui portait les provisions nécessaires pour un long voyage et un couple de chaque espèce,

Verset 119

en faisant noyer les autres qui restaient mécréants.

Verset 120

Il y a vraiment là un signe, mais les hommes sont incrédules.

Verset 121

Il y a vraiment là un signe, mais les hommes sont incrédules.

Verset 122

Le Seigneur, est, en vérité, le tout-Puissant et le Miséricordieux.

Verset 123

Dieu mentionne l'histoire de Son Prophète Houd qui fut chargé d'appeler son peuple les Adites à l'adoration du Maître de l'univers. Ce peuple habitait le pays de « Al-Ahqaf », une région constituée des dunes de sable près de Hadramout et proche de Yemen. Ce peuple succéda au peuple de Noé comme il est mentionné dans ce verset : « Souvenez-vous que votre Seigneur vous a appelés à la succession du peuple de Noé ? Souvenez-vous qu'Il a affermi votre puissance » [Coran VII, 69]. Ils étaient des hommes de forte corpulence et robustes, jouissaient d'une grande richesse, et vivaient dans un pays prospère où il y avait les jardins, les plantations, les arbres fruitiers. Et malgré leur bien-être, ils adoraient des idoles en dehors de Dieu. Dieu leur envoya un Prophète pris parmi eux comme avertisseur, en les appelant à L'adorer et les mettant en garde contre Son châtiment et Sa vengeance.

Verset 124

Houd dit à son peuple : « Pourquoi ne croyez-vous pas ? Je suis un Prophète de bonne foi ». Je suis envoyé vers vous afin de cesser l'adoration des idoles et vous devez n'adorer que Dieu. Je suis fidèle en vous communiquant le message du Seigneur tel quel sans rien ajouter ni diminuer.

Verset 125

« Je suis pour vous un envoyé de bonne foi. » Houd confirme qu'il est un messager digne de confiance, envoyé par Dieu pour les guider vers la vérité.

Verset 126

« Craignez Allah et obéissez-moi. » Houd exhorte son peuple à la crainte de Dieu et à l'obéissance à ses enseignements.

Verset 127

« Je ne vous réclame aucune récompense. » Car je n'attends ma rétribution que de Dieu. Ma sincérité ne doit pas être un sujet de doute ni de reniement, le message que je communique ne provient que de Dieu. Croyez-moi et obéissez à Dieu. Ma récompense incombe au Seigneur des mondes.

Verset 128

Houd dit à son peuple : « Construirez-vous sur chaque colline un belvédère de plaisance ? ». C'est à dire : Bâtirez-vous sur chaque colline des châteaux et des grands monuments rien que pour vous divertir sans les habiter, mais pour montrer votre force et vos richesses ! Leur Prophète Houd désavoua leur prodigalité en dépensant leur fortune et leur force dans des travaux qui ne leur serviront à rien dans les deux mondes, et dans la construction des châteaux comme ils souhaitaient vivre pour toujours, éternellement. Ne savez-vous pas qu'un jour vous les quitterez sans en profiter ?

Verset 129

« Et vous set up structures pour extracting water underground that perhaps you might as though you will last forever therein and not die. » Ils construisaient des structures souterraines pour l'extraction d'eau, pensant qu'ils allaient vivre éternellement et ne jamais mourir. Houd leur rappelait la vanité de ces constructions face à la réalité de la mort.

Verset 130

Les Adites étaient aussi un peuple fort, puissant et tyran. « And when you assault to smite or slay you assault like tyrants mercilessly! » Quand ils s'attaquaient à quelqu'un pour le frapper ou le tuer, ils le faisaient comme des tyrans impitoyables. Houd les convia à craindre Dieu et à obéir à Son Prophète, puis il leur détailla les bienfaits que Dieu leur a accordés : troupeaux, enfants, jardins, sources d'eau etc. Il leur conseilla d'appréhender le châtiment d'un jour terrible. Mais tout cela fut sans résultat.

Verset 131

«Craignez Allah et obéissez-moi.» Houd dit à son peuple : «Craignez Allah et obéissez-moi» dans ce que je vous ai ordonné de faire.

Verset 132

«Craignez Celui qui vous a gratifiés de ce que vous savez» c'est-à-dire Celui qui vous a pourvus de Ses bienfaits que vous connaissez bien.

Verset 133

«Il vous a gratifiés de bestiaux et d'enfants» Il leur rappela les bienfaits que Dieu leur avait accordés : troupeaux et enfants.

Verset 134

«de jardins et de sources.» Il leur énuméra d'autres bienfaits de Dieu : jardins, sources d'eau et autres grâces divines.

Verset 135

«Je crains pour vous le châtiment d'un jour terrible.» Je redoute que vous subissiez le supplice d'un jour épouvantable si vous persistez dans votre désobéissance et votre mécréance.

Verset 136

«Ils dirent : Il nous est indifférent que tu nous exhortes ou non.» Après que Houd eut montré le chemin de la vérité à son peuple en l'y appelant, l'avertissant et le mettant en garde contre le châtiment de Dieu, quelle fut sa réponse ? Il lui dit : «Il nous est indifférent que tu nous exhortes ou non», ce qui signifie que nous ne cessons plus nos pratiques.

Verset 137

«Ce ne sont là que les mœurs des anciens» Ils ajoutèrent : «Nos usages nous viennent d'une vieille tradition», tout comme les polythéistes ont répondu à Mouhammad : «Ce ne sont que vieux contes recueillis par lui, ajoutent-ils, qu'on lui dicte matin et soir». Cette vieille tradition signifie la religion que suivaient leurs pères et ancêtres, voulant dire par là : Nous suivons leur religion, nous vivons comme ils ont vécu, nous mourrons comme ils sont morts, et il n'y aura ni résurrection ni rassemblement.

Verset 138

«et nous n'encourrons aucun châtiment.» Ils nièrent ainsi toute possibilité de châtiment dans l'au-delà.

Verset 139

«Ils le traitèrent d'imposteur. Nous les fîmes périr. Il y a vraiment là un signe, mais la plupart des hommes ne croient pas.» À cause de leur mécréance et leur obstination, Dieu les châtia, comme il est cité dans plusieurs endroits du Coran. Il leur envoya un vent glacial dévastateur qui les extermina. Ce châtiment fut plus fort et plus puissant qu'eux. Il y a vraiment là un signe de Dieu afin que les hommes en tirent un profit et croient. Mais, hélas, la plupart d'entre eux restent mécréants.

Verset 140

«Ton Seigneur est certes le Tout-Puissant, le Tout Miséricordieux.» Le Seigneur est, en vérité, le Tout-Puissant dans Sa vengeance contre ceux qui Lui désobéissent et le Miséricordieux envers ceux qui se repentent et reviennent à Lui.

Verset 141

Les Thémoudites traitèrent leurs Prophètes d'imposteurs.

Verset 142

Leur frère Saleh leur dit: « Pourquoi ne croyez-vous pas ? » Les Thémoudites étaient des Arabes qui habitaient la ville de Hidjr entre Wadi Al-Qoura et les pays de Châm. Leurs demeures sont déjà connues. Ils vécurent après les Adites et avant l'avènement du Prophète Abraham -que Dieu les salue-. Dieu leur envoya Saleh qui les appela à Dieu, à L'adorer sans rien Lui associer, de lui obéir et croire en son message. Mais ils le traitèrent d'imposteur et refusèrent de le suivre.

Verset 143

Je suis pour vous un envoyé de bonne foi.

Verset 144

Craignez Allah et obéissez-moi

Verset 145

Je ne vous réclame aucune récompense. J'attends ma récompense du maître de l'univers. Il leur répondit qu'il n'attendait plus d'être récompensé par eux car sa récompense incombe à Dieu, puis il leur rappela les bienfaits de Dieu.

Verset 146

Il les exhorte à appréhender la vengeance de Dieu qui leur a accordé de Ses bienfaits tels que: les jardins,

Verset 147

les sources d'eau

Verset 148

et les différents fruits et récoltes,

Verset 149

en leur disant aussi: « Croyez vous qu'on vous laissera extraire à l'envi la pierre des montagnes pour vos demeures ». À cet égard, on a rapporté que les Thémoudites étaient des maçons habiles qui creusaient des demeures dans les montagnes sans en avoir besoin, comme il est clair à celui qui visite actuellement ces demeures.

Verset 150

Il les exhorta aussi à suivre ce qui leur assurera leur salut en suivant ses enseignements, et à ne plus écouter les ordres des impies qui corrompent la terre et ne s'amendent pas. Il s'agit de leurs chefs et leurs puissants qui étaient polythéistes et s'étaient détournés de la vérité.

Verset 151

et n'obéissez pas aux ordres des prodigues

Verset 152

qui corrompent la terre par leurs désobéissances et n'agissent pas avec droiture en obéissant à Dieu.

Verset 153

Ils dirent : «Tu n'es qu'un ensorcelé, de ceux qui ont succombé si souvent aux sortilèges que leur esprit en a été dominé.

Verset 154

De plus, tu n'es qu'un mortel comme nous. Apporte-nous donc un signe si tu es véridique» dans ta mission.

Verset 155

Il dit : «Voici une chamelle ; elle aura sa portion d'eau et vous aurez la vôtre, à jour fixé.

Verset 156

Et ne lui faites aucun mal, sinon vous serez saisis par le châtiment d'un jour terrible» - terrible à cause de l'atrocité du châtiment.

Verset 157

Mais ils l'égorgèrent — un groupe d'entre eux l'égorgea avec l'approbation des autres ; puis ils devinrent pleins de regret de l'avoir égorgée.

Verset 158

Alors ils furent saisis par le châtiment qui leur avait été promis et furent détruits. Il y a vraiment là un signe, mais la plupart des hommes ne croient pas.

Verset 159

En vérité ton Seigneur, Il est le Puissant, le Miséricordieux.

Verset 160

Le peuple de Loth traita les messagers d'imposteurs

Verset 161

Lorsque Loth, leur frère, leur dit : « Pourquoi ne craignez-vous pas Dieu ? »

Verset 162

« Certes, je suis pour vous un messager digne de confiance. »

Verset 163

« Craignez donc Dieu et obéissez-moi. »

Verset 164

« Je ne vous demande aucune récompense pour cela ; ma récompense ne relève que du Seigneur des mondes. »

Verset 165

« Quoi ! Irez-vous vers les mâles, délaissant les épouses que votre Seigneur a créées pour vous ? »

Verset 166

« Et délaissez-vous les épouses que votre Seigneur a créées pour vous ? Vous n'êtes qu'un peuple transgresseur ! »

Verset 167

Ils dirent : « Si tu ne cesses pas, ô Loth, tu seras certes du nombre des expulsés. »

Verset 168

Il dit : « Je déteste vraiment ce que vous faites. »

Verset 169

« Mon Seigneur ! Sauve-moi ainsi que ma famille de ce qu'ils font. »

Verset 170

Nous le sauvâmes donc, lui et toute sa famille.

Verset 171

sauf sa femme qui resta en arrière pour être périe avec les autres. Car lorsque Loth reçut l'ordre divin de quitter le pays, elle demeura avec les autres.

Verset 172

Dieu alors abattit sur les pervers tous les autres qui restaient mécroyants.

Verset 173

comme une pluie de pierres d'argile. Cette pluie fut terrible pour ceux qui avaient été avertis.

Verset 174

Il y a vraiment là un signe, mais les hommes sont incrédules.

Verset 175

Le Seigneur, est, en vérité, le tout-Puissant et le Miséricordieux.

Verset 176

Les habitants de Laïka sont les Médianites, le peuple de Choaib, comme les exégètes ont avancé. (A savoir que le mot Laïka signifie en Arabe : le bosquet, car ces gens-là adoraient un grand arbre). Choaib fut choisi d'entre eux pour porter le message, ce qui le distingue des autres Prophètes c'est que Dieu, en le mentionnant, n'a pas dit: leur frère, comme les autres Prophètes. Ceci réfute les dires de certains ulémas qui ont prétendu que les habitants de Médiane ne sont pas ceux de Laïka. Mais en fait ils sont eux-mêmes. Ils traitèrent leurs messagers d'imposteurs.

Verset 177

quand Choaib leur dit: «Pourquoi ne croyez-vous pas?». Il les exhorta à utiliser des mesures exactes sans tricher les autres, de peser avec une balance juste, et en réclamant ce qui leur est dû, qu'ils ne demandent que leur droit et donnent à chacun son dû. Il les incita à cesser aussi leur acte injuste en détroussant les voyageurs. Il les mit en garde contre la vengeance de Dieu et son châtiment, Lui, qui a créé tous les hommes et connaît bien leurs actions.

Verset 178

«Je suis pour vous un envoyé de bonne foi». Je suis fidèle en vous communiquant le message du Seigneur tel quel sans rien ajouter ni diminuer.

Verset 179

«Craignez Allah et obéissez-moi». Croyez-moi et obéissez à Dieu.

Verset 180

«Je ne vous réclame aucune récompense.» Car je n'attends ma rétribution que de Dieu. Ma sincérité ne doit pas être un sujet de doute ni de reniement, le message que je communique ne provient que de Dieu.

Verset 181

Il les exhorte à utiliser des mesures exactes sans tricher les autres,

Verset 182

de peser avec une balance juste,

Verset 183

et en réclamant ce qui leur est dû, qu'ils ne demandent que leur droit et donnent à chacun son dû. Il les incita à cesser aussi leur acte injuste en détroussant les voyageurs.

Verset 184

Il les mit en garde contre la vengeance de Dieu et son châtiment, Lui, qui a créé tous les hommes et connaît bien leurs actions.

Verset 185

C'est-à-dire : « Ne crois-tu pas qu'un jour tu seras ressuscité ? »

Verset 186

C'est-à-dire : « Tu n'es qu'un mortel comme nous, nous ne croyons pas que tu sois un Prophète ».

Verset 187

« Fais donc tomber sur nous un pan de ciel » pour nous châtier « si tu dis la vérité » dans tes prétentions.

Verset 188

Choaïb répondit : « Mon Seigneur sait mieux que personne ce que vous faites ».

Verset 189

« Ils traitèrent Choaïb d'imposteur. Un épais nuage les asphyxia. Ce fut un châtiment terrible ». Ce nuage était lourd de vapeurs brûlantes, ils y trouvèrent refuge espérant un peu de fraîcheur mais ils furent tous asphyxiés.

Verset 190

Ce fut un signe de Dieu afin que les hommes en tirent un profit et croient. Mais, hélas, la plupart d'entre eux restent mécréants.

Verset 191

Ton Seigneur est toute majesté et toute miséricorde. En d'autres termes, il ne hâte pas le supplice avant de donner aux hommes le temps de croire, car, une fois Il les prend, Il les châtiera sans indulgence, comme Il est clément envers ceux qui se repentent et reviennent à Lui.

Verset 192

Ce Coran est un message du Maître de l'univers. Le Coran est certes une révélation du Seigneur des mondes à Mouhammad -qu'Allah le bénisse et le salue- par l'entremise de l'Archange Gabriel, l'Esprit loyal et respectueux de dépôt, un ange noble, doué de force, obéi autant que fidèle, comme Dieu a dit ailleurs: «Dis à celui qui se déclare l'ennemi de Gabriel que c'est lui qui, à l'ordre d'Allah, a déposé dans ton cœur le Livre qui contient les Ecritures Saintes et qui constitue un guide et une bonne nouvelle pour les croyants» [Coran II, 97]. Il est exempt de toute altération et modification, pour que tu le divulgues aux hommes et tu les avertisses.

Verset 193

L'esprit fidèle l'a descendu d'en haut, pour l'offrir à ton cœur et t'investir de la mission de Prophète.

Verset 194

pour l'offrir à ton cœur et t'investir de la mission de Prophète.

Verset 195

Il a été conçu dans le clair langage des arabes. «Il a été conçu dans le clair langage des Arabes» pour être un argument contre ceux qui en doutent et le renient. Soufian Al-Thawri a dit: «Toute révélation n'a été descendue qu'en langue arabe, les Envoyés l'ont traduite à leurs peuples, à savoir que la langue qui était répandue à ces époques est la langue Syriaque. Mais ceux qui entrent au Paradis parlent tous la langue Arabe».

Verset 196

Ses principes sont déjà énoncés dans les Ecritures Saintes. Le Coran est mentionné dans les Livres des anciens révélés aux Prophètes qui ont annoncé la venue de Mohammad -qu'Allah le bénisse et le salue-. Leur dernier -Jésus -que Dieu le salue- n'a-t-il pas dit à son peuple dans son prône: «... et vous annoncer la venue d'un Prophète après moi qui s'appellera Ahmed» [Coran VXI, 6].

Verset 197

N'est-ce pas une preuve de son authenticité, que les docteurs du peuple d'Israël le connaissent. «N'est-ce pas une preuve de son authenticité, que les docteurs du peuple d'Israël le connaissent». N'est-ce pas pour eux un signe que les docteurs juifs constatent son avènement dans les Livres qu'ils étudient, et qu'ils cessent toute incrédulité et tout reniement pour devenir croyants. Citons à titre d'exemple Abdullah Ben Salam et Salman Al-Farissi, qui ont cru en lui et l'ont suivi et d'autres.

Verset 198

Si nous l'avions révélé à un étranger, Et pour montrer leur obstination et leur impiété, Dieu a dit que: même si ce Coran a été révélé à un non-arabe qui ne connaît rien de la langue arabe; ils n'auraient pas cru, tout comme Dieu a mentionné leur attitude dans ce verset: «Si nous l'avions révélé à un étranger qui l'aurait lu à ton peuple, il n'y aurait pas cru», et aussi dans ce verset: «Nous aurions beau leur ouvrir les portes du ciel et leur en permettre l'ascension, qu'ils diraient: «nos yeux nous ont abusés, nous sommes ensorcelés» [Coran XC, 14-15]

Verset 199

qui l'aurait lu à ton peuple, il n'y aurait pas cru. Mais ceux contre qui s'est réalisée la parole de Dieu ne croiront pas.

Verset 200

C'est de cette façon que Dieu fait entrer le scepticisme dans le cœur des négateurs, qui ne croient pas à la vérité et vivent dans le doute et l'incrédulité, jusqu'à ce qu'ils voient le supplice douloureux, où aucune excuse ne sera valable pour les injustes.

Verset 201

Ils n'y croiront pas jusqu'à ce qu'ils voient le châtiment douloureux.

Verset 202

Il leur viendra soudainement alors qu'ils ne s'y attendent pas.

Verset 203

Alors ils diront: «Nous accorderait-on un délai?» pour devenir croyants. Il leur sera répondu: «Non!» Et ils diront: «Quand aura lieu ce châtiment?» Dieu - qu'Il soit exalté - dit...

Verset 204

Cherchent-ils donc à hâter Notre châtiment?

Verset 205

Considère ceci - informe-Moi: si Nous leur accordions de jouir de la vie pendant de longues années...

Verset 206

Puis leur venait ce qui leur a été promis comme châtiment...

Verset 207

En quoi - mā ici est interrogatif - les jouissances qui leur ont été accordées leur serviraient-elles? Cela ne leur servirait à rien!

Verset 208

Nous n'avons détruit aucune cité sans qu'elle ait eu des avertisseurs - des messagers pour avertir ses habitants.

Verset 209

Comme rappel - une admonition pour eux; car Nous n'avons jamais été injustes - Nous ne les détruisons qu'après les avoir avertis. Ce qui suit fut révélé pour réfuter ce que disaient les idolâtres...

Verset 210

Ce n'est pas par les démons que le Coran a été descendu. Cela leur fut impossible pour les trois raisons suivantes: 1 - Les démons de par leur nature ont la tâche de corrompre les hommes et de les égarer. 2 - Le Coran, quant à lui, comporte la bonne direction aux hommes et les preuves et signes évidents du Seigneur. 3 - Les démons ne sont pas admis à entendre ce qui se passe au ciel, et cela n'est plus dans leur pouvoir, car, lors de la révélation du Coran et durant toute la période de sa descendance, le ciel fut rempli de gardiens redoutables et de dards flamboyants, et nul d'entre eux n'a pu entendre un seul mot afin que ce ne soit pas un sujet de doute.

Verset 211

Certes, le Coran est un Livre précieux. L'erreur ne s'y glisse de nulle part. C'est une révélation d'un Seigneur sage, que l'Esprit fidèle est descendu avec lui sur le cœur du Prophète et appuyé de Dieu. Il n'a pas été descendu au ciel par des démons. Cela leur fut impossible pour les trois raisons suivantes: 1 - Les démons de par leur nature ont la tâche de corrompre les hommes et de les égarer. 2 - Le Coran, quant à lui, comporte la bonne direction aux hommes et les preuves et signes évidents du Seigneur. 3 - Les démons ne sont pas admis à entendre ce qui se passe au ciel, et cela n'est plus dans leur pouvoir.

Verset 212

Car, lors de la révélation du Coran et durant toute la période de sa descendance, le ciel fut rempli de gardiens redoutables et de dards flamboyants, et nul d'entre eux n'a pu entendre un seul mot afin que ce ne soit pas un sujet de doute. Cela constitue, en vérité, une miséricorde de la part de Dieu, pour garder Sa loi et un soutien pour Son Messager. Dieu a montré le cas des démons en disant: «Ils ne sont pas admis à entendre ce qui se passe au ciel», et: «Mais aujourd'hui un tison ardent est prêt à frapper quiconque essaie d'entendre» [Coran LXXII, 9].

Verset 213

N'invoque aucune autre divinité qu'Allah, si tu ne veux pas être au nombre des condamnés.

Verset 214

Avertis tes proches. Entre autres ordres que le Seigneur adresse à Son Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue- sont les suivants: de n'adorer que Lui sans rien Lui associer, car quiconque lui associe d'autres divinités, sera considéré parmi les injustes; d'avertir ses partisans les plus proches et que chacun d'entre eux sache que seul sera sauvé celui qui voue un culte pur et sincère à Dieu.

Verset 215

Sois d'un abord facile pour les croyants qui se donnent à toi. Il lui est ordonné d'être modeste et doux avec les croyants qui l'ont suivi.

Verset 216

S'ils te désobéissent, dis-leur: «Je désavoue votre conduite». Il lui est ordonné de désavouer quiconque lui désobéit. Ce désavouement ne concerne plus les proches, mais plutôt tous les hommes qui se montrent rebelles, car Il lui dit dans un autre verset pour confirmation: «Pour que tu rappelles à un peuple insouciant les avertissements déjà donnés à ses pères» [Coran XXXVI, 6].

Verset 217

Fie-toi au Glorieux et au Clément dans toutes tes affaires car c'est Lui qui te garde, te secourt et te donne la victoire sur les autres.

Verset 218

Qui te voit quand tu te lèves, c'est à dire Il prend soin de toi, comme Il lui a dit: «Accepte ta foi de ton Seigneur. Nous ne te quittons pas des yeux» [Coran LII, 48]. Mais Ibn Abbas l'a commenté en disant: «Quand tu te lèves pour faire la prière», et d'autres aussi dans le même sens.

Verset 219

Qui sait tes mouvements dans la foule des adorateurs. Cela signifie, d'après Qatada, Dieu te voit quand tu t'acquittes de la prière seul ou en commun avec les fidèles. Selon Ibn Abbas, Dieu observe ton évolution dans les reins des Prophètes l'un à la suite de l'autre.

Verset 220

Il entend et sait tout. Dieu entend les propos de Ses serviteurs, et connaît bien leurs actes et leurs mouvements, comme Il le confirme dans ce verset: «Il n'est pas d'état où vous vous trouvez de lecture du Coran que vous fassiez, d'actes que vous n'accomplissiez que nous n'en soyons témoins au moment même» [Coran X, 61].

Verset 221

Aux polythéistes qui présumaient que ce que le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- a apporté n'est plus la Vérité, et qu'il l'a inventé, ou bien que les démons lui ont fait voir, Dieu -à Lui la puissance et la gloire- le purifie de tous ces mensonges, Il affirme que cela ne lui est parvenu que du Seigneur par l'intermédiaire d'un ange noble et digne de confiance, et jamais de la part des démons. Ceux-là n'ont jamais convoité telle révélation ni même ceux qui leur sont semblables parmi les devins. Dieu s'adresse à tous ces idolâtres: Voulez-vous que Je vous informe de ceux sur qui descendent les démons?

Verset 222

Ils descendent sur tout pécheur calomniateur, qui forge des mensonges et qui est pervers de nature. C'est lui qui pactise avec les démons ainsi les devins ou qui leur sont semblables.

Verset 223

Les démons cherchent à surprendre les révélations au ciel et ils y ajoutent mille mensonges en les jetant dans les cœurs de leurs partisans parmi les humains. Ces derniers en parlent et les gens les croient, rien que pour avoir entendu une seule parole descendue du ciel.

Verset 224

«Les poètes ne sont écoutés que par les incroyants». Ceci signifie, d'après Ibn Abbas que les incrédules suivent les égarés parmi les hommes et les génies. Mais Ikrima a dit: «Lorsque deux poètes se lançaient dans la polémique, chacun d'eux avait des partisans qui l'appuyaient. Dieu fit descendre ce verset».

Verset 225

«Ne les vois-tu pas errer sur toutes les routes» Ibn Abbas et d'autres exégètes ont avancé que les poètes ne disent que des futilités et sont habiles dans l'art de la parole. Qatada l'a commenté par ces termes: Le poète peut louer des gens par des paroles mensongères et critiquer d'autres par les mêmes paroles».

Verset 226

«Se vantant de choses qu'ils n'ont pas faites». Ibn Abbas a dit: «Du temps de l'Envoyé de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue-, il y avait deux poètes: L'un un Ansarien et l'autre d'une autre tribu qui se livraient à la polémique. Chacun d'eux fut soutenu par des partisans parmi les idolâtres». En effet, les poètes peuvent se vanter de choses qu'ils n'ont pas faites et se passionnent indifféremment et sans raisonnement pour les tendances les plus diverses et les plus opposées.

Verset 227

Mohammad Ibn Ishaq rapporte: «Lorsque ce verset fut révélé: «Les poètes ne sont écoutés que par les inconscients» Hassan Ben Thabet, Abdullah Ben Rawaha et Ka'b Ben Malek se rendirent chez le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- en pleurant. Ils lui dirent: «Dieu a révélé ce verset et Il connaît bien que nous sommes des poètes». Le Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue- leur récita alors le reste des versets: «Excepté ceux d'entre eux qui croient, pratiquent le bien...» Puis il poursuivit: «C'est vous que vise ce verset de Dieu et vous vous défendez lorsque vous êtes attaqués injustement». Donc, sont exceptés ceux parmi les poètes qui évoquent abondamment le nom de Dieu et se défendent une fois ayant subi une injustice quelconque, et surtout en répondant aux polythéistes qui critiquaient les fidèles. «Les injustes apprendront un jour comment se fera leur retour à Allah». Ceci est pareil aux paroles divines: «Le jour où les excuses des méchants ne seront plus admises» [Coran XL, 52].

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