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Sourate 38 · 88 versets · Revelation mecquoise
Verset 1
L'expression: «Je jure par le Coran et ses enseignements» signifie, d'après Ibn Abbas, que ce Coran est noble et glorieux, et occupe la place la plus éminente parmi les autres Livres célestes. Sans doute, le Coran est le Livre le plus noble, qui renferme les rappels, les avertissements, les menaces et autres enseignements. Quant à la «réponse» au serment divin, elle est le verset qui s'ensuit: «que les incrédules sont aveuglés par la morgue et l'esprit de rébellion». D'autres ont répondu qu'elle est la sourate toute entière.
Verset 2
«Que les incrédules sont aveuglés par la morgue et l'esprit de rébellion». Cela signifie que ce Coran est un Rappel pour ceux qui en tirent profit de ses enseignements dont les impies n'en ont rien profité, car ils persistent dans leur orgueil et leur dissidence, ou leur rébellion et leur opiniâtreté.
Verset 3
Puis Dieu effraie ces gens-là par le supplice qu'Il a infligé aux générations passées: «Que des générations n'avons-nous anéanties avant eux?», et à la vue de ce supplice, ils crièrent (au secours), mais hélas! il n'était plus temps de s'en échapper, tout comme Dieu a montré aussi leur cas dans ce verset: «Quand ils sentirent la rigueur de notre répression, ils s'enfuirent hors de leurs villes» [Coran XXI, 12].
Verset 4
Les Arabes trouvent étrange d'avoir pour Prophète un homme comme eux. Les incrédules disent: «Cet homme est un magicien imposteur». Les polythéistes s'étonnèrent et s'exclamèrent comment le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- est venu les avertir. Dieu a dit aussi: «Qu'y a-t-il d'étonnant ce que nous ayons donné mission à l'une d'entre vous d'avertir ses semblables» [Coran X, 2]. Pour manifester leur étonnement, ils s'écrièrent: «Cet homme est un magicien et un imposteur».
Verset 5
Comment, il prétend réunir les divinités en une seule? c'est vraiment là une chose extravagante. En prétendant que l'Adoré est un seul Dieu! Car ils avaient hérité de leurs ancêtres l'adoration de plusieurs divinités. Et quand le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- leur demanda de délaisser un tel culte, ils ne furent que plus étonnés et s'exclamèrent: «C'est vraiment là quelque chose d'extravagant».
Verset 6
Leurs chefs se dispersèrent sur ces paroles: «Allez et gardez confiance dans vos dieux. Le reste cache des intentions qui nous échappent». Leurs chefs et leurs notables leur ordonnèrent alors de persévérer dans leur culte sans y prêter attention ou de donner d'importance à cette nouvelle religion monothéiste, et de ne plus répondre à l'appel de Muhammad. «Le reste cache des intentions qui nous échappent». La raison pour laquelle ces versets furent révélés, Ibn Jarir rapporte qu'Ibn Abbas a raconté: «Quand Abu Talib tomba malade, un groupe de Quraïchites vinrent lui rendre visite, parmi eux se trouvait Abu Jahl.»
Verset 7
«Nous n'avons rien entendu dire de pareil dans les autres religions. C'est là pure invention». Ils considèrent comme étrange que ce Coran soit révélé à Muhammad seul en dehors d'eux, comme ils avaient dit auparavant: «Que ce Coran n'a-t-il été révélé à quelque personnage de deux villes» [Coran XLIII, 31]. «Nous n'avons rien entendu dire de pareil dans les autres religions» soit de la religion polythéiste, soit de la religion chrétienne, comme a avancé Ibn Abbas. Voulant dire par là que si ce Coran était une vérité provenant du Seigneur, les chrétiens nous l'auraient déjà dit.
Verset 8
«Comment, il aurait été un seul d'entre nous à recevoir des révélations». Oui, ils doutent de mes révélations car ils n'ont pas encore éprouvé mes châtiments. Leur réponse n'émane que de leur ignorance et de la fragilité de leur foi, et d'autre part, parce qu'ils n'ont pas encore goûté le châtiment de Dieu. Quant à la révélation que le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- recevait en dehors des autres, on cite ce qu'en fut du peuple de Saleh qui avaient tenu les mêmes propos: «Aurait-il été préféré à nous tous pour recevoir un message? Non. C'est un menteur effronté. Ils apprendront un jour qui est un menteur effronté» [Coran LIV, 25-26].
Verset 9
«Disposent-ils des trésors de grâce de ton Seigneur, le Puissant et le Généreux?» Puis Dieu montre à ses serviteurs qu'Il est le seul qui dispose de tout ce qu'Il a créé, comme Il guide qui Il veut, égare qui Il veut et fait descendre la révélation sur qui Il veut. Il dit: «Disposent-ils des trésors de grâce de ton Seigneur, le Puissant et le Généreux» qui fait largesses à qui Il veut ou mesure ses dons. À ce propos Dieu a dit ailleurs: «Viendraient-ils à acquérir un peu de pouvoir qu'ils ne donneraient même pas une pelure de datte! Pourquoi jalousent-ils les gens qu'Allah a honorés de sa grâce» [Coran IV, 53-54].
Verset 10
«Disposent-ils des cieux et de la terre et l'espace qui les sépare? Qu'ils montent donc aux cieux». Si ces négateurs impies prétendent être tellement puissants et disposent des cieux et de la terre «Qu'ils montent donc dans les cieux» Qu'ils sachent que cette troupe que celle des confédérés sera détruite et connaîtra sa défaite, et subira le sort qu'ont subi les générations passées parmi les incrédules. Dieu a dit ailleurs: «Dirent-ils que nous sommes assez nombreux pour nous défendre? Votre nombre ne tardera pas à ployer et à être mis en déroute» [Coran LIV, 44-45].
Verset 11
Loin de là, vils troupes que celles des confédérés, troupes vouées à la défaite.
Verset 12
Avant eux, les peuples de Noé, d'Ad et de Pharaon, l'homme aux pieux, renièrent leurs Prophètes.
Verset 13
Il en fut de même des Thémoudites, du peuple de Loth et les habitants de Laïka qui se coalisèrent contre Allah. Tous traitèrent mes envoyés de menteurs et s'attirèrent ma répression. Dieu cite les générations passées et les peuples qui ont précédé ces impies Qoraïchites, tels que le peuple de Noé, les 'Adites, les Thémoudites, le peuple de Pharaon, le peuple de Loth et les hommes de Laïka (qui adoraient un certain arbre), et qui traitèrent leurs Prophètes d'imposteurs, et comment Il les a punis par les différents moyens de supplices, comme nous en avons parlé auparavant et dans différentes sourates. Ceux-là étaient plus puissants et plus nombreux, et pourtant ils n'ont pas pu échapper au châtiment de Dieu. Que ces Qoraïchites impies s'en souviennent.
Verset 14
Chacune de ces factions n'a fait que démentir les messagers, car lorsqu'ils renient l'un d'entre eux, ils les ont en fait tous reniés puisque leur appel à Dieu est le même, à savoir l'appel à l'affirmation de Son unicité. Aussi Ma rétribution était-elle justifiée, elle était nécessaire.
Verset 15
Qu'attend ce peuple ? ô Mohammed « que les grondements d'un cataclysme le surprennent brutalement et l'anéantissent ». Car l'heure les surprendra bientôt et quelques-uns de ces signes se sont déjà produits. Dieu ordonnera à Israfîl de sonner dans la trompette, qui sera le cri de foudroiement, et voilà les hommes qui seront terrassés qu'ils soient des habitants des cieux ou de la terre, sauf ceux que Dieu a exceptés.
Verset 16
Ils disent : « Seigneur, avance notre châtiment sans attendre le jour de la résurrection » en reniant par ces paroles la survenue de l'heure ou le jour de la résurrection, tout comme ils ont dit ailleurs : « Grand Allah, si la vérité qu'on nous proclame vient vraiment de Toi, fais tomber sur nous une pluie de pierres ou inflige-nous un châtiment épouvantable » [Coran VIII, 32]. D'autres ont interprété cela en disant que les impies demandent à Dieu de hâter leurs parts du Paradis dans ce monde si vraiment il existe dans l'au-delà. D'autres encore ont commenté cela en disant que les impies hâtaient leurs parts soit du bien soit du mal, une opinion qui fut soutenue par l'auteur de cet ouvrage. Ils n'ont demandé ce bien ou ce mal que par moquerie.
Verset 17
Et Dieu d'exhorter son Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue- à être patient et à supporter leurs méfaits en lui promettant la victoire sur eux. Dieu mentionne son Prophète et Son serviteur David -que Dieu le salue- qui était muni d'une force corporelle et d'une sagesse. A son propos, le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- a dit : « La meilleure prière préférée à Dieu est celle de David, le meilleur jeûne aux regards de Dieu -à Lui la puissance et la gloire- était celui de David. Il dormait la moitié de la nuit, faisait la prière durant son tiers et redormait le sixième restant. Il jeûnait un jour et rompait le jour suivant. Il ne fuyait pas au moment de l'assaut ». (Rapporté par Boukhâri et Mouslim). « ... et si plein de déférence pour nous ». En d'autre terme : Il est toujours prompt à revenir à Dieu. Car il confiait toutes ses affaires à Dieu en revenant à Lui à tout moment.
Verset 18
« Nous avons imposé aux montagnes de chanter nos louanges, en même temps que lui, matin et soir ». Dieu a soumis les montagnes à David pour qu'elles célèbrent Ses louanges quand le soleil se lève et quand il se couche.
Verset 19
De même, Il a imposé aux oiseaux, de faire pareil et qui sont rassemblés autour de lui. On a rapporté que les oiseaux dans l'air, entendant les glorifications de David et la récitation des Psaumes, s'arrêtèrent pour participer à ses glorifications et ses chants.
Verset 20
« Nous affermîmes son royaume » en le dotant de ce dont un roi du bas monde a besoin pour gouverner et maintenir son pouvoir. As-Souddy a dit que quatre mille anges le gardaient chaque jour. « Nous lui donnâmes la sagesse et l'art de trancher les différends ». C'est à dire l'intelligence et l'équité pour juger entre les hommes. Cet art de trancher, comme a dit Al-Cha'bi, consistait à demander la présence des témoins que devait produire le plaignant et le serment du défendeur.
Verset 21
Connais-tu l'histoire de ces plaideurs qui escaladèrent le prétoire. L'histoire de David avec les deux plaignants fut racontée par certains exégètes en se basant sur une source israélite, mais la plupart l'ont rejetée car elle ne convient pas d'être attribuée à un Prophète de Dieu. En voici son résumé : « David qui avait quatre-vingt-dix-neuf femmes, fut épris par la femme de l'un de ses commandants appelé Ouriâ, et il compta l'épouser après son divorce de son mari. Ainsi pour compléter le nombre de ses femmes à cent. Les deux plaideurs étaient les deux anges Gabriel et Mickael. La brebis désignée dans le verset signifie la femme. Après la disparition des deux anges, David comprit que c'était une épreuve de la part de Dieu. Il se prosterna et demeura face contre terre jusqu'à ce que Dieu eût bien voulu lui pardonner sa faute ». D'autres oulémas ont jugé qu'il faut lire cette histoire sans chercher l'origine en confiant cela à Dieu.
Verset 22
Ils se précipitèrent sur David qui recula de frayeur. « Ne crains rien, lui dirent-ils, nous sommes deux plaideurs, dont l'un a des torts envers l'autre. » Car son prétoire - ou sanctuaire - n'était pas accessible à quiconque après avoir donné ses ordres aux gardes. David comprit que Dieu avait seulement voulu l'éprouver, il se prosterna et revint à Dieu, et Il lui pardonna sa faute.
Verset 23
En lisant ou récitant ce verset : « Il tomba face contre terre et se repentit », faut-il se prosterner ? Ach-Chafe'i précise que cette prosternation n'est plus obligatoire, plutôt elle est un acte de reconnaissance envers Dieu. Mais Ibn Abbas, quant à lui, a dit aussi que cette prosternation n'est pas d'obligation, mais quand même j'ai vu le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- se prosterner en le récitant ». On peut en déduire qu'elle est facultative, voire recommandée pour celui qui veut imiter le Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue-.
Verset 24
« Il jouit d'une grande faveur auprès de nous et nous lui avons assuré une belle destinée ». Dieu le rapprochera de Lui au jour de la résurrection, lui accordera le rang élevé pour prix de son repentir et son équité. À ce propos le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- a dit : « Au jour de la résurrection, les équitables siégeront sur des chaires en lumière à droite du Miséricordieux, sachant que Ses deux mains sont droites, ceux qui étaient justes envers leurs familles et envers ceux qui étaient sous leur pouvoir » (Rapporté par Boukhari). Ibn Abi Hatem rapporte, d'après Abou Sa'id Al-Khoudri, que le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- a dit : « Les hommes qui seront les plus aimés de Dieu et qui seront le plus proches de Lui, sont les imams justes. Et ceux qui sont les plus méprisés, et qui subiront le châtiment le plus atroce, sont les imams injustes ».
Verset 25
C'est un conseil et un enseignement que Dieu donne à David et aux califes qui viendront après lui, leur recommandant d'être équitables entre les hommes et de ne pas suivre les passions pour ne pas s'égarer du droit chemin.
Verset 26
En voici une recommandation de Dieu à ceux qui sont investis du pouvoir de juger entre les hommes avec équité en suivant la loi descendue de Dieu -qu'il soit béni et exalté-, et de ne plus s'en écarter de peur de se dévier de la voie divine. Quant à ceux qui s'égarent loin du chemin de Dieu, qui font semblant d'oublier le jour du jugement, il leur promet le douloureux châtiment. Ibn Abi Hatem rapporte qu'Abou Zar'a récitait du Coran devant Al-Walid Ben Abdul Malik. Celui-ci lui demanda : « Alors que tu viens de lire le Livre de Dieu et l'as compris, y trouves-tu que le calife sera jugé au jour de la résurrection ? » « O prince des croyants, puis-je répondre en toute liberté ? » demanda Abou Zar'a. « Dis, répliqua Al-Walid, tu es sous la protection de Dieu ». Abou Zar'a rétorqua : « O prince des croyants, tu n'es pas plus considéré de la part de Dieu que David -que Dieu le salue-. Dieu lui a conféré et la prophétie et le califat, puis Il le menace dans Son Livre et lui dit : « O David, nous avons fait de toi notre lieutenant sur terre. Juge entre les hommes avec équité... ». « Ils sont punis pour avoir perdu de vue le jour du jugement dernier » C'est-à-dire que ceux qui feignent l'oubli du jugement dernier en ne plus œuvrant pour ce jour et délaissent la loi divine, subiront un supplice atroce.
Verset 27
Nous n'avons pas créé sans but le ciel et la terre et ce qui les sépare. Il n'y a que les incrédules pour le penser. Malheur aux incrédules ! Ils seront livrés au feu. Dieu n'a pas créé en vain toutes les créatures, mais plutôt pour proclamer Son unicité et L'adorer puis Il les rassemblera un jour pour les juger et rétribuer chacun selon ses œuvres de sorte que le soumis recevra sa récompense et l'incrédule subira le supplice du feu. Donc ceux qui ne croient pas à la vie future et renient le jour de la résurrection, croyant que la vie présente est la seule vie, malheur à eux ! ils subiront le feu qui leur est réservé.
Verset 28
Traiterons-nous de la même façon ceux qui croient et font le bien et ceux qui se conduisent mal en ce monde ? Traiterons-nous de la même façon les scrupuleux et les dépravés ? Puis pour montrer Son équité et Sa justice entre les hommes, Dieu dit : « Traiterons-nous de la même façon ceux qui croient et font le bien et ceux qui se conduisent mal en ce monde ? Traiterons-nous de la même façon les scrupuleux et les dépravés ? » Il devra y avoir un jour où chacun recevra les fruits de ses œuvres bonnes soient-elles ou mauvaises. Ceux qui sont doués de raison, certes, croient en ce jour, autrement chacun se serait comporté à sa guise. Tu vois l'injuste et le dépravé jouir d'une vie aisée et d'une grande postérité et mourra ainsi. D'autre part, tu trouves le soumis et le pieux mourir privé de tous les bienfaits de ce monde, et d'autant plus il mourra opprimé. Est-il logique qu'il n'y ait pas un Juge suprême pour juger l'un et l'autre ? Si un tel jour où les comptes seraient réglés par un juge équitable, n'existe pas, les hommes auraient suivi leurs penchants en se déviant de la voie droite. Si le verdict juste et équitable n'est pas prononcé dans ce monde, il doit y avoir un jour où chacun sera jugé pour ce qu'il a fait dans la vie présente.
Verset 29
Nous l'avons révélé en Livre béni dans le but que les hommes de bon sens méditent ses leçons et en tirent profit. Le Coran renferme entre autres enseignements, les principes de la justice et incite au bon raisonnement. Dieu a dit : « Nous l'avons révélé un Livre béni dans le but que les hommes de bon sens méditent ses leçons et en tirent profit », et observent ses prescriptions.
Verset 30
Salomon hérita de son père David la prophétie, car ce dernier avait d'autres enfants de ses épouses dont le nombre atteignit la centaine des femmes libres sans les esclaves. « Il aimait à se recueillir en Allah » qui signifie qu'il était un serviteur fervent qui priait beaucoup et se repentait à Dieu tout le temps.
Verset 31
«On lui présenta, un soir, des chevaux de race». Salomon possédait, comme a avancé Ibrahim At-Taïmi, vingt mille chevaux de race et c'étaient eux qui l'avaient distrait de la prière. Au sujet de cette cavale, on a rapporté que 'Aïcha -que Dieu l'agrée- reçut chez elle le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- et lui présenta certains de ses jouets. Il remarqua que parmi eux se trouvaient des chevaux faits avec des pièces de tissus et l'un d'eux avait des ailes. En lui demandant à son propos, elle répondit: «Un cheval aux deux ailes! N'as-tu pas entendu que Salomon avait des chevaux ailés?». Il rit de ses propos et la quitta.
Verset 32
«Il dit: «J'ai admiré ces bêtes avec une telle force que le soleil s'est couché sans que j'aie prié». En commentant ce fait, des exégètes ont dit que Salomon, en passant en revue ses chevaux qui lui plaisaient beaucoup, oublia de faire la prière de l'asr, sans que ce fût de sa part une négligence mais dû à un oubli, tout comme le Prophète qui, le jour de la bataille du fossé (Al-Khandaq) avait manqué à la prière de l'asr à cause des préparatifs du combat, et il s'en acquitta après la prière du coucher du soleil.
Verset 33
«Ramenez-les-moi, dit-il. Il leur coupa aussitôt les jarrets et la tête». En les lui ramenant, d'après les dires d'Al-Hassan, il s'écria: «Par Dieu, vous n'allez pas être la cause de ma distraction en manquant à une obligation envers mon Seigneur». Puis il ordonna de les égorger en leur coupant les jarrets et les têtes. Pour cela, Dieu l'aima bien en compensation mieux qu'eux en soumettant à son ordre le vent qui soufflait doucement sur son ordre là où il l'envoyait, de sorte que celui du matin soufflait durant un mois et celui du soir soufflait durant un mois. Et ce vent lui a été bien meilleur que ces chevaux.
Verset 34
Nous éprouvâmes Salomon. Nous déposâmes un corps sur son trône. Il se repentit alors. Quelle fut cette épreuve? Certains ont avancé que son fils mourut, et il fit montre de patience, et d'autres ont dit que Salomon fut atteint d'un mal qui le réduisit en faiblesse. «Nous déposâmes un corps sur son trône». Ce corps, d'après Ibn Abbas, Al-Hassan et Qatada, était un démon. «Il se repentit alors» et Dieu lui rendit sa puissance et sa splendeur. On a ajouté aussi que ce démon s'appelait Asaf ou Sakhr.
Verset 35
«Il dit: «Seigneur, pardonne-moi. Accorde-moi une puissance que je serai seul à avoir. Tu es le dispensateur suprême». Salomon demanda à Dieu de lui pardonner et de lui accorder un royaume tel qu'il n'existera plus pour une personne après lui. À cet égard, il est cité dans un hadith authentique, d'après Abou Houraïra, que le Messager de Dieu - qu'Allah le bénisse et le salue- a dit: «Hier, un mauvais génie vint me couper la prière. Dieu -qu'Il soit béni et exalté- m'a donné la force sur lui et je pus l'attacher à l'une des colonnes de la mosquée afin que vous puissiez le voir au matin. Alors je me suis rappelé des dires de mon frère Salomon -que Dieu le salue- quand il a demandé à Dieu: «Seigneur, accorde-moi une puissance que je serai seul à avoir» et je l'ai libéré».
Verset 36
«Nous lui soumîmes le vent qui, docilement, sur son ordre, souffle là où il veut». Al-Hassan Al-Basri a dit: «Contre les chevaux que Salomon a égorgés pour l'avoir distrait de la prière, Dieu lui donna en compensation le vent et l'a soumis à son ordre et qui fut une puissance plus bénéfique que les chevaux». Sur son ordre, le vent le transportait à n'importe quelle contrée qu'il voulait.
Verset 37
«Nous lui soumîmes les démons qui étaient maçons ou plongeurs». Ils lui exécutèrent des travaux qui dépassaient la capacité humaine tels que la construction des grands palais, des sanctuaires et des statues etc... D'autres plongeaient dans la mer pour extraire les perles et les pierres précieuses.
Verset 38
«D'autres étaient enchaînés les uns aux autres». Ceux-ci furent les démons qui se sont montrés rebelles et refusèrent d'obéir aux ordres de Salomon, ils furent enchaînés pour les punir, ou bien parce qu'ils exécutèrent mal les travaux qui leur ont été confiés.
Verset 39
«Voici ce que nous te donnons: distribue-le ou garde-le à ta guise». De ce que tu nous demandes, ô Salomon, comme dons et moyens de puissance, tu peux le dispenser comme tu veux, comme tu peux le retenir, tu n'auras aucun compte à rendre, tout t'est permis, tu peux en disposer à ta guise. À ce propos, il est cité dans les deux Sahih, que le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- était libre de choisir entre: être un serviteur Envoyé, ou un Prophète-roi, pour donner ou priver de ce que Dieu lui accorde, il opta pour être le premier après avoir consulté Gabriel qui lui dit: «Sois modeste». Il préféra donc être un serviteur-envoyé, car ce poste est plus considéré auprès de Dieu -à Lui la puissance et la gloire- et plus élevé au jour de la résurrection, bien que le deuxième poste soit magnifique et être un Prophète-roi dans les deux mondes.
Verset 40
«Salomon jouit d'une grande faveur auprès de nous et nous lui avons assuré une belle destinée». Car Dieu -qu'Il soit béni et exalté- avait donné à Salomon et la royauté et la prophétie, et a dit qu'il aura un beau lieu de retour en disant: «et nous lui avons assuré une belle destinée», dans la vie future.
Verset 41
Dieu mentionne son serviteur et envoyé Job (Ayoub) qui fut éprouvé par toutes les sortes de maladies à tel point que tout son corps en fut atteint sauf son cœur qui resta exempt. D'autant plus, il perdit tous les moyens de subsistance qu'il jouissait auparavant, sa femme devait travailler pour lui assurer sa vie, pleine de foi et d'amour pour son mari. Elle demeura ainsi dix-huit ans sans se lasser. À savoir que Job avait une grande richesse et une grande postérité. Il devint démuni de tout, même les proches le fuyèrent à cause de sa maladie, et seule sa femme lui resta fidèle, et elle ne le quittait pas toute la journée sauf pour aller rendre service à d'autres pour assurer la subsistance à elle et à son mari. Après une longue endurance, Job implora le Seigneur par ces mots: «Le démon m'a atteint par une souffrance et un châtiment» en mes biens et ma famille. Le plus Miséricordieux des miséricordieux entendit ses supplications et l'exauça. Satan a dit qu'il l'a frappé de maux et de souffrance, mais il attribue tout cela à Satan bien que toutes choses viennent de Dieu, pour montrer sa révérence dans son appel à Lui, qu'Il soit exalté.
Verset 42
Le plus Miséricordieux des miséricordieux entendit ses supplications et l'exauça en lui ordonnant de se lever et de frapper le sol de son pied, et voilà qu'une source jaillit. Il lui ordonna d'en puiser de l'eau pour faire sa lotion, et par la suite toutes ses maladies disparurent. Il lui ordonna encore une fois de frapper le sol, et voilà une deuxième source d'eau qui jaillit, et il lui dit d'en boire, ainsi tout ce qu'il éprouvait dans son intérieur disparut. Il devint enfin exempt de toute maladie interne et externe, récupéra un corps sain et salubre. Ainsi il se lava et but de cette eau, et toute maladie qui l'avait affecté intérieurement et extérieurement disparut.
Verset 43
«Nous lui rendîmes sa famille accrue du double. Ce fut là, de notre part un geste de pitié et un enseignement pour qui médite». En commentant ce verset, Al-Hassan et Qatada ont dit: Dieu fit ressusciter pour Job ses enfants deux fois plus nombreux, vivants tels qu'ils étaient. Ce fut une grâce de Dieu pour prix de sa patience et son endurance, et en même temps un souvenir pour ceux qui sont doués de raison et d'intelligence, qui doivent croire qu'après la gêne il y aura certainement une délivrance. C'est-à-dire que Dieu ramena à la vie tous ses enfants qui étaient morts et lui en accorda autant d'autres en plus d'eux, par miséricorde et grâce.
Verset 44
«Prends une gerbe de brindilles. Frappes-en pour ne pas te parjurer» car une fois Job fut irrité contre sa femme et jura que, une fois rétabli, il lui appliquerait cent coups de bâton. Étant guéri, et comme il ne convenait plus à Job de punir sa femme après tous les services qu'elle lui a rendus, Dieu lui trouva cette issue en lui ordonnant de prendre un faisceau de cent tiges d'herbe et de n'en donner qu'un seul coup à sa femme, pour tenir son serment. Ainsi il lui en aurait donné cent et aurait tenu sa promesse. Dieu fit son éloge et dit: «Il fut un serviteur modèle. Il aimait à se recueillir en Allah» et qui se repentit en revenant à lui. En effet, il était un pénitent, revenant toujours vers Dieu qu'Il soit exalté.
Verset 45
Dieu mentionne ensuite quelques-uns de Ses serviteurs Prophètes qui furent doués d'une force et de clairvoyance. Cette force signifie le militantisme en s'acquittant de leurs devoirs envers Dieu, ou une force corporelle selon les dires d'Ibn Abbas. Quant à la clairvoyance elle est l'instruction dans la religion de Dieu et dans la vérité. Et mentionne aussi nos serviteurs Abraham et Isaac et Jacob - hommes de force, vigoureux dans leur adoration et leur clairvoyance, c'est-à-dire une compréhension profonde de la religion.
Verset 46
«Nous leur donnâmes le privilège de faire penser à la vie future» c'est à dire, d'après Moujahid, ils n'œuvrent que pour la vie future sans penser à la vie présente. Quant à Malek Ben Dinar, il a dit: Dieu les a purifiés en leur ôtant l'amour de la vie présente pour les faire préoccuper de l'au-delà. La vie future, selon les dires de Sa'id Ben Jubayr, signifie le paradis. Assurément, Nous les purifiâmes par une pensée exclusive, à savoir le souvenir de la Demeure de l'Au-delà, c'est-à-dire de toujours s'en souvenir et d'œuvrer pour elle.
Verset 47
«Ce sont nos bien-aimés et nos élus» et les mieux partagés. Et en vérité, à Nos yeux, ils sont parmi les élus, les excellents. Akhyar est le pluriel de khayyir.
Verset 48
Les Prophètes cités dans le verset tel qu'Ismaël, Elisée et Dhu'l-Kifl, on a parlé d'eux auparavant dans les autres sourates. Et mentionne aussi nos serviteurs Ismaël et Elisée qui était un prophète - le lam ici dans al-Yasa' est superflu - et Dhu'l-Kifl. Il y a désaccord sur le fait qu'il était prophète ou non; on dit qu'il était ainsi appelé... Chacun d'eux, c'est-à-dire chacun d'entre eux, était parmi les excellents. Akhyar est le pluriel de khayyir.
Verset 49
«Ceci est un avertissement» et un Rappel pour ceux qui en pensent. Dieu promet à Ses bons serviteurs qui le craignent un bon retour vers Lui. Ceci est un rappel d'eux fait par la mention d'éloges favorables d'eux ici; et en vérité pour les pieux qui les comprennent, il y aura vraiment un beau retour dans l'Au-delà.
Verset 50
Et qu'ils auront le Paradis comme récompense de leurs œuvres qui a huit portes et ils pourront y entrer par laquelle ils voudront. Des Jardins d'Éden - jannati 'Adnin est soit une substitution soit un complément explicatif à husna ma'abin 'un beau retour' - dont les portes leur sont grandes ouvertes.
Verset 51
«Ils s'y délasseront» accoudés sur des lits de repos.
Verset 52
«Ils se feront servir toute espèce de fruits» de ce qu'ils désirent en abondance «et de boissons» comme Dieu a dit ailleurs: «Des domestiques éternellement jeunes, leur offriront des coupes et des aiguières. Des gobelets remplis d'une liqueur exquise» [Coran LVI, 17-18].
Verset 53
«Ils auront auprès d'eux des femmes chastes et de leur âge». Ces femmes ne regarderont que leurs maris et qui seront de même âge.
Verset 54
«Voici ce qu'on vous avait promis pour le jour du jugement dernier». Tel est, en d'autre terme, le Paradis que Dieu a promis à ses serviteurs bons et pieux, qu'ils y accéderont après leur résurrection et leur délivrance du Feu. Telles sont les donations de Dieu qui ni s'épuisent jamais voire éternelles: «ces fruits (du paradis) se reproduisent sans cesse; l'ombre n'en est jamais chassée. Voilà la demeure qui accueillera les croyants. Pour les incrédules, ce sera la géhenne.» [Coran XIII, 35]
Verset 55
Les méchants auront la plus triste des destinées.
Verset 56
Ils seront précipités dans l'enfer. Horrible séjour.
Verset 57
Voici votre boisson. Goûtez-la, leur dira-t-on, bouillante et pleine d'immondices.
Verset 58
Et d'autres supplices du même genre leur seront infligés sous les formes les plus diverses.
Verset 59
Voilà encore une bande de damnés qui pénètrent avec vous; diront les chefs. Malédiction sur eux. Ils sont voués au feu.
Verset 60
Non, que la malédiction soit plutôt sur vous qui avez causé notre perte? quel affreux séjour que l'enfer!
Verset 61
S'adressant à Allah, ils diront: «Seigneur, double la peine de ceux qui ont attiré sur nous le châtiment du feu.
Verset 62
Pourquoi, dirent certains, ne voyons-nous pas des gens que nous tenions sur terre pour des misérables,
Verset 63
et que nous méprisions? Échappent-ils à nos regards? Ils chercheront des gens qui les permettaient pour égarés dans le bas monde, alors qu'ils étaient des croyants. Moujahed a dit: ce sont les paroles d'Abou Jahl qui dira: Pourquoi ne vois-je pas avec moi Bilal, Ammar, Yasser et un tel..? Car ils ne les verront plus à l'enfer plutôt ils seront introduits au paradis. «Échappent-ils à nos regards» peut-être ils sont quelque part mais nos yeux ne pourront pas les voir? Mais ils ne tarderont à constater qu'ils sont aux plus hauts rangs au paradis pour prix de leur foi.
Verset 64
C'est bien ainsi que les choses se passeront, c'est bien ainsi que les damnés se disputeront dans la géhenne. Cela signifie: Ce que nous t'avons fait savoir, ô Mouhammad, de la dispute des damnés de l'Enfer, est une réalité sans aucun doute possible.
Verset 65
Dis: Ma mission est seulement d'avertir. Il n'y a d'autre Dieu qu'Allah, l'unique, le tout-puissant, Dieu ordonne à Mouhammed de répondre aux incrédules qui ne croient pas en Lui et en Ses Prophètes, qu'il n'est qu'un avertisseur et non un menteur ou autre comme vous le prétendez. Et sachez qu'il n'y a qu'un seul Dieu, unique qui domine tout.
Verset 66
le Maître des cieux et de la terre et de l'espace qui les sépare, l'Auguste, le Miséricordieux. Il est le Seigneur des cieux et de la terre et de ce qui se trouve entre eux, et qui en dispose. Il est celui qui pardonne, le Puissant qui absout les péchés et châtie.
Verset 67
Dis: Ce Coran est un message important, dont je suis chargé de vous le communiquer, et une annonce solennelle
Verset 68
et cependant vous le négligez. et vous vous en détournez!
Verset 69
J'ignore ce qui s'est passé dans les conseils célestes au moment de leurs délibérations. C'est à dire: Je ne détiens aucune science des querelles des Chefs suprêmes, si ce n'est par révélation. S'agit-il d'Adam -que Dieu le salue- comme on a dit, et d'Iblis quand il a refusé de se prosterner devant lui, ou de la discussion d'Iblis avec son Seigneur quand Il a créé Adam, ou autres sujets... Nous avons déjà parlé de l'histoire d'Iblis avec le Seigneur dans les sourates: La Vache, Al'Araf, Al-Hijr, La caverne et autres. Dieu -à lui la puissance et la gloire- avait informé les anges avant la création d'Adam qu'Il allait créer un humain d'une argile extraite d'une boue malléable, et lorsque l'homme sera créé, ils devront se prosterner devant lui par égards, respect et obéissance aux ordres divins. Les anges obtempérèrent aux ordres sauf Iblis qui refusa, car il ne faisait pas partie d'eux mais de la race des djinns. Sa nature le poussa à désobéir à Dieu et se disputa avec Lui quant à la création d'Adam, prétendant qu'Il l'a créé du feu alors qu'Adam de la terre. Il se montra rebelle et renia, alors Dieu l'éloigna de sa miséricorde. Il le fit descendre du Paradis honni et réprouvé. Iblis demanda alors au Seigneur de lui accorder un délai jusqu'au jour de la résurrection. Il le lui accorda car Il est le clément qui ne hâte pas Son châtiment à celui qui lui désobéit. Recevant cette grâce divine, Iblis se montra rebelle et s'insurgea. Il dit à Dieu: «Par Ta toute puissance, Je les séduirai tous, sauf toutefois Tes serviteurs indéfectibles». Il déclara alors qu'il va tromper tous les hommes et les perdre sauf les fidèles à Dieu. Et le Seigneur de lui répondre: «Tu n'auras aucune prise sur Mes serviteurs sincères, seuls les insensés te suivront» [Coran XV, 42]. «Voilà la vérité, repartit Allah, et cette vérité, est que Je comblerai l'enfer de toi et de tous ceux qui prendront ton parti». Dieu a juré qu'Il précipitera en Enfer tous ceux qui seront égarés par Iblis tout comme Il a dit ailleurs: «Mais nous avons décrété de peupler l'enfer de démons et d'hommes» [Coran XXXII, 13].
Verset 70
Je n'ai d'autre mission que de transmettre clairement les avertissements d'Allah. Dieu ordonne à Son Messager de dire aux impies: Je ne vous demande aucun salaire contre ce message ni pour les conseils que je vous prodigue, surtout des biens de ce monde, et je ne suis pas de ceux qui s'imposent en y ajoutant quelque chose de moi-même, ni d'en diminuer, mais je n'y cherche que la satisfaction de mon Seigneur. A ce propos, Masrouq rapporte: «En nous rendant une fois chez Abdullah Ben Massoud, il nous dit: «O hommes! celui qui a une certaine connaissance d'une chose qu'il la transmette, sinon qu'il dise: «Dieu est le plus savant» s'il n'a aucune connaissance. Dieu -à Lui la puissance et la gloire a dit à Son Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue-: «Dis: Je ne sollicite aucune rétribution et je n'ai rien d'un beau parleur».
Verset 71
Dieu -à Lui la puissance et la gloire- avait informé les anges avant la création d'Adam qu'Il allait créer un humain d'une argile extraite d'une boue malléable.
Verset 72
Et lorsque l'homme sera créé, ils devront se prosterner devant lui par égards, respect et obéissance aux ordres divins.
Verset 73
Les anges obtempérèrent aux ordres.
Verset 74
Sauf Iblis qui refusa, car il ne faisait pas partie d'eux mais de la race des djinns. Sa nature le poussa à désobéir à Dieu et se disputa avec Lui quant à la création d'Adam, prétendant qu'Il l'avait créé du feu alors qu'Adam de la terre. Il se montra rebelle et renia, alors Dieu l'éloigna de Sa miséricorde.
Verset 75
Il le fit descendre du Paradis honni et réprouvé.
Verset 76
Iblis prétendant qu'Il l'avait créé du feu alors qu'Adam de la terre.
Verset 77
Alors Dieu l'éloigna de Sa miséricorde. Il le fit descendre du Paradis honni et réprouvé.
Verset 78
Iblis demanda alors au Seigneur de lui accorder un délai jusqu'au jour de la résurrection.
Verset 79
Iblis demanda alors au Seigneur de lui accorder un délai jusqu'au jour de la résurrection.
Verset 80
Il le lui accorda car Il est le clément qui ne hâte pas Son châtiment à celui qui Lui désobéit. Recevant cette grâce divine, Iblis se montra rebelle et s'insurgea.
Verset 81
jusqu'au jour du terme fixé, c'est-à-dire le jour du premier souffle dans la trompette.
Verset 82
Il dit : « Par Ta puissance, je les séduirai tous »
Verset 83
« excepté ceux de Tes serviteurs qui sont sincères » c'est-à-dire les croyants.
Verset 84
Il dit : « Voilà la vérité, et cette vérité, Je la dis toujours » - on peut lire les deux mots à l'accusatif fa'l-haqqa wa'l-haqqa ; ou bien le premier au nominatif et le second à l'accusatif à cause du verbe... Il est aussi dit que cette phrase signifie fa'l-haqqu qasamī « la vérité est ce serment de Ma part » dont la réponse est ce qui suit : la-amla'anna...
Verset 85
« Je remplirai certes l'Enfer de toi » c'est-à-dire de ta descendance « et de tous ceux d'entre eux qui te suivront » c'est-à-dire parmi les humains « tous ensemble ».
Verset 86
Dis : « Je ne vous demande aucun salaire en retour de ceci » pour vous transmettre le Message « aucune rétribution ; et je ne suis pas un imposteur » qui inventerait le Coran de lui-même.
Verset 87
« Ce n'est » - en d'autres termes le Coran n'est « qu'un rappel » un avertissement « pour l'univers » c'est-à-dire les humains, les djinns et les autres êtres doués de raison, à l'exclusion des anges.
Verset 88
« Et vous saurez certainement » ô mécréants de La Mecque « sa nouvelle » la nouvelle de sa vérité « en son temps » c'est-à-dire au Jour de la Résurrection. Le mot 'ilm « savoir » est ici employé dans le sens de...