الفلق

L'Aube Naissante

Sourate 113 · 5 versets · Revelation mecquoise

Verset 1

Le mot arabe «فلق» comporte plusieurs sens: - Il signifie l'aube d'après Ibn Jarir. - Ou toute la création, selon les dires d'Ibn Abbas. - Ou enfin, d'après Ka'b Al-Ahbar, il est une vallée en Enfer qui, en l'ouvrant, tous les damnés pousseront des cris à cause de sa chaleur très ardente. Et l'auteur de conclure: Il s'agit de l'aube.

Verset 2

«Contre le mal de la création» c'est à dire, d'après Al-Hassan Al-Basri: «L'Enfer, Iblis et toute sa cohorte».

Verset 3

«Contre les dangers de la nuit obscure» On a donné plusieurs sens au terme arabe: «غاسق إذا وقب»: quand le soleil se couche, ou: lorsque l'obscurité s'étend, ou: quand la nuit disparaît, ou: l'étoile ou la lune etc... Comme l'on remarque, le tout parle de la nuit et le moment d'obscurité.

Verset 4

«Contre les artifices des sorcières». La sorcellerie et l'exorcisme sont tous deux des réalités, et on cite à l'appui ce hadith cité dans le Sahih de Boukhari d'après Aicha qui a dit: «Le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- était une fois ensorcelé. Il lui semblait aller chez ses femmes mais en réalité il n'y était pas allé. Soufian a commenté cela et dit: «C'est le pire de l'ensorcellement» -Il me dit: «O Aicha, sais-tu bien que Dieu m'a inspiré la décision que je lui avais demandée? Deux hommes sont venus chez moi, le premier s'est assis auprès de ma tête et l'autre à mes pieds. Celui qui s'est mis à mon chevet dit à l'autre: «De quoi cet homme se plaint-il?» Et l'autre de répondre: «Il a été ensorcelé» - Qui l'a ensorcelé? demanda le premier. L'autre répliqua: «Labid Ben A'sam, un homme de Béni Zourayq, un hypocrite et l'allié des juifs... - Et sur quoi? - Sur un peigne et quelques poils qui se trouvent dans une enveloppe d'une spathe de palmier mâle - Où sont ces objets? - Sous une pierre près du puits Zarwan. Aicha poursuivit: «Le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- se rendit auprès de ce puits, retira ces objets; et dit: «Ce puits que j'ai vu ressemblait à une infusion de henné, les têtes des dattiers ressemblaient à celles des démons». Puis il ajouta: «Ils furent retirés». Aicha de lui demander: «Tu ne les as donc pas dispersés?» Il répondit: «Du moment que Dieu m'a guéri, j'ai éprouvé de la répugnance à provoquer par là une animosité contre les hommes» (Rapporté par Boukhari Mouslim et Ahmed).

Verset 5

Un récit presque analogue a été cité dans: «L'interprétation du Coran» par Tha'labi, d'après Aicha et Ibn Abbas. On trouve à la fin cet ajout: «C'étaient Ali, Az-Zoubayr et Ammar Ben Yasser qui ont été chargés de cette mission et qui avaient retiré ces objets. Ils avaient trouvé une corde qui contenait douze nœuds. Dieu à ce moment fit descendre les deux sourates talismaniques. Chaque fois que le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- récitait un verset, un nœud se détachait. Le dernier nœud une fois détaché, il se sentit comme étant libéré des entraves. Jibril -paix sur lui- l'exorcisait en ces termes: «Au nom de Dieu je t'exorcise contre toute chose qui te nuit, contre tout jaloux et tout mauvais œil». On lui demanda: «O Messager de Dieu, pourquoi ne saisis-tu pas cet homme vilain pour l'exécuter?» Il répondit: «Du moment que Dieu m'a guéri, je répugne que ce fait soit la cause d'une animosité contre les hommes».

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